La conduite.

Je vous ai parlé dans un autre billet du handicap, du ressenti des personnes handicapées (vu de mon fauteuil, je ne prétends pas parler pour toutes les personnes handicapées) et je vous ai narré quelques anecdotes (j’en ai d’autres dans ma besace).
Je vais vous parler aujourd’hui de MON calvaire pour obtenir le droit de reprendre le volant.

Mon handicap et la voiture

Avant de vous parler de la galère qui se poursuit encore aujourd’hui pour avoir mon permis de conduire, il faut que vous connaissiez mon handicap.
Je suis amputé fémoral droit. Pour être plus clair, je suis amputé de la jambe droite à mi cuisse.
Ce qui veut dire que pour conduire, impossible d’accélérer et de freiner avec une voiture « conventionnelle » et pas plus avec une voiture automatique. Il me faut un équipement spécial, relativement simple dans les faits, mais auquel il faut s’adapter, une inversion des pédales.
Donc l’accélérateur passe à gauche, le frein reste à sa place et je dois conduire une voiture automatique.

Les démarches administratives et les galères

Attention on va tomber dans le kafkaien, protégez les enfants et veuillez ne pas boire ou fumer pendant la lecture de cette aventure.

La visite médicale

Il est nécessaire de passer une visite médicale pour qu’un médecin, agréé par la préfecture, donne son avis sur la capacité à conduire de la personne handicapée. Cela parait juste et normal.

Le médecin agrée

Celui que vous choisissez doit être dans le même département que votre lieu de résidence. Vous trouverez une liste sur le site de la préfecture de votre département. Et vous en choisissez un, au pif ou au doigt mouillé.
Celle que j’ai choisi m’a fait toutes les merdes possibles1.
La première visite date du 24 novembre 2017 (regardez la date d’écriture de ce billet). À cause de mes antécédents médicaux, elle me demande de faire une analyse sanguine, une analyse d’urine et de refaire une paire de lunettes.
Et le médecin me demande 36 €, le prix de la consultation, fixé par l’État. Sauf que les personnes reconnues handicapées à plus de 50 % bénéficient de la gratuité de cette consultation. Sachez le et ne vous faites pas avoir.
Elle présente ses excuses, et je pars, un poil dépité.

les analyses

Pour éviter que l’on me fasse trop de trous dans le bras, j’attends la visite de cardiologie début décembre qui comprend une prise de sang. Pour ce qui est de l’analyse d’urine, j’ai bien le temps, j’ai rendez-vous avec l’ophtalmo le 4 janvier.

La Seine à cru

Cet hiver là, la Seine, comme d’habitude, est sortie de son lit. La résidence que j’habite se trouvant au bord du fleuve, l’ascenseur est mis en sécurité (hors service) et cela pendant 4 semaines. Pendant donc 4 semaines je n’ai pas pu mettre le nez dehors2.

La deuxième visite médicale

Après avoir effectué l’analyse d’urine, je prends un deuxième rendez-vous pour la suite de la procédure. Courant février (je n’ai plus la date exacte en tête), j’ai donc ce rendez-vous qui consiste à vérifier les analyses d’un air distrait et à remplir le cerfa 14948*01.
Il faut apporter tous les justificatifs demandés, les photographies, etc.
Après ¾ d’heure à remplir ces documents, le médecin me dit : « Et on a pas encore fait de médecine ». Certes non, mais ce n’est pas moi qui ai demandé à être agréé.
Elle appose sur le cerfa les codes qui indiquent les aménagements nécessaires à un véhicule que je voudrais conduire : — véhicule à boite automatique ; — inversion des pédales ; — commandes au volant3.
Et elle retente le coup de me faire payer…

Les devis

Aussitôt rentré chez moi, je pioche dans les pages jaunes le nom et les coordonnées de deux aménageurs, la MDPH4 demandant deux devis.
L’un des aménageurs me contacte par téléphone et me demande s’il me faut vraiment une boule multifonction au volant. Bien sûr que non, j’ai mes deux bras et deux mains valides, je peux actionner les clignotants, feux de croisement, feux route et autres essuie-glace sans difficultés.
Il y a donc un problème parce que le code « commande au volant », signifie la mise en place de cette fameuse boule multifonctions.

La MDPH et la DRIEA5

J’appelle la MDPH pour dire qu’il y a un souci. La réponse est simple, voyez avec le DRIEA.
J’appelle la DRIEA qui me dit ne rien pouvoir faire, c’est une décision du médecin. Il faut que je retourne voir cette dernière pour modifier le cerfa précédement établi.
Elle me répond alors que le lundi matin suivant elle sera à la préfecture et pourra voir ce qu’elle peut faire (spoiler :rien).
Elle me rappelle en me disant que tout est arrangé que je n’ai qu’à aller à la DRIEA pour régulariser la situation. Avant de me déplacer, j’appelle pour prendre rendez-vous. La réponse est claire : « Nous ne pouvons rien faire, c’est une décision médicale, c’est au médecin de modifier la situation ».
Sur ces entrefaites, je reçois ces devis, une semaine plus tard et les transmets immédiatement à la MDPH.
La MDPH ne peut rien en faire tant que je n’ai pas validé (on dit régularisé) mon permis de conduire.

Troisième visite médicale

Je prends rendez-vous avec le médecin, qui me voyant dans la salle d’attente me dit : « ils vous ont obligé à revenir ? Je ne vous ferai pas payer ». C’est quand même elle qui a merdé non ?
Au cours de cette consultation, il n’est pas question de faire de la médecine, mais de remplir, une nouvelle fois le cerfa.
Ouf, cette étape est terminée, passons à la suite6.

L’auto-école PMR

On entre ici dans le sublime de la chose, le nirvana de la bêtise, la quintessence du n’importe quoi.

Recherche de l’auto-école

Naturellement, je demande à la MDPH une ou deux adresses d’auto-école qui donne des leçons PMR. Réponse tout simple : « ce n’est pas notre boulot ». Okay… du coup à quoi sert ce truc ?
Une recherche sur Internet me permet de tomber sur une liste, un PDF, sur le site des Invalides. Mais cette liste date de 2008, Beaucoup d’auto-école ont fermé, ou cessé ces prestations… Liste inutile donc.
Je découvre une auto-école ECF dans le 18e arrondissement de Paris. Bien loin de chez moi et inaccessible en fauteuil roulant.
La MDPH, encore elle, me conseille de voir avec le centre de rééducation de Coubert, en Seine & Marne, qui propose des cours en accords avec une auto-école. Enfin, une piste « fraîche ».
J’appelle le centre de Coubert et je suis reçu comme un chien dans un jeu de quille :« Vous n’êtes pas un de nos patients. Enfin, voyez avec le CER de Melun ».
Au lieu d’appeler le CER de Melun, il me prend l’idée de regarder le site national de CER. Et j’y découvre une section PMR avec la liste des auto-écoles qui proposent ces formations. Alléluia, loué soit le poulet !
Malgré une erreur, l’auto-école CER de Villejuif a fermé, je trouve une auto-école, à Chevilly-Larue. Je dois prendre un bus (belle galère la aussi, il faudra que je fasse un billet sur ce sujet) et le tramway.
Je prends 4 heures de conduite, et je suis prêt à passer ma « régul ». Elle a lieu le 24 septembre 2018 et se passe super bien. Les plus vieux lecteurs se souviennent d’avoir eu leur papier rose. C’est la même chose, seule diffère la couleur du papier (que l’on me donne tout de suite).

Les photographies demandées par l’auto-école (et donc par la préfecture) doivent êtres des e-photos, avec un QR code. Les photos ne servent pas, seul le code est utilisé pour récupérer… les photos. Sauf quand cela ne fonctionne pas, comme dans le cas qui nous intéresse, vous vous en doutiez.

Retour à la MDPH

Je numérise le « papier de la régul » et l’envoie, avec la facture du surcout des leçons de conduite à la MDPH. Et j’apprends que l’un des devis pour modifier l’automobile est pris en charge dans le calcul de la PCH7.
Mais cette décision de la prise en charge doit être validé dans une (grosse) commission. La prochaine est le 23 octobre 2018 (oui, 1 mois après avoir passé la régularisation).

La fabrication du permis de conduire

Pendant ce temps, à Véra-Cruz Chevilly-Larue, l’auto-école s’occupe d’envoyer mon dossier à la préfecture pour fabrication de mon permis. Je reçois régulièrement des SMS m’indiquant l’état de ma demande.
Tout allait bien jusqu’à aujourd’hui (8 octobre 2018) où je reçois un SMS « problème de pièce dans votre dossier, veuillez vous rapprocher de votre auto-école ».
Ni une, ni deux, dès 14 heures j’appelle l’auto-école qui me dit que le médecin n’a pas indiqué de durée pour mon permis. JE DOIS RETOURNER VOIR LE MÉDECIN AGRÉÉ.8

Deux ans après

Refaire la demande

Il me faut tout d’abord me rendre sur le site de l’ANTS pour faire une demande renouvellement de permis.

C’est bien foutu et cela fonctionne plutôt bien. Mais il y a un épisode redouté de manuel, la visite médicale d’aptitude.

Comme prévu, deux ans après ces aventures, je prend contact avec un médecin agrée par la préfecture de mon département de résidence.

La visite médicale

Si j’ai obtenu le rendez-vous rapidement, j’aurais dû me méfier.

Comme chez le précédent médecin, la porte comporte une petite marche ET une porte à pousser après avoir appuyé sur le bouton adéquate. Cela peut semble trivial, mais en fauteuil roulant cela ne l’est pas du tout.

Impossible de me rendre dans la salle d’attente, la porte n’est pas assez large. Le médecin décide de me faire passer en priorité. Il ajoute « vous auriez dû me dire vous étiez en fauteuil ».

Im-Petto « Crétin, tu m’a demandé à la prise rendez-vous quel est mon handicap et j’ai répondu amputé trans-fémoral droit. Tu voulais que je vienne sur les mains avec un handicap pareil ? »

Il porte son masque sous le nez…

Je lui sors les formulaires imprimés et lui raconte l’histoire de mon amputation.

« Mais monsieur, il faut venir avec les comptes rendus d’hospitalisation et les derniers résultats sanguins ».

Im-Petto « Bordel on va repartir comme il y a deux ans… Je vais reprendre le formulaire et me casser vite fait… »

« Bon allez vous mettre au fond de la salle d’examen le fauteuil contre le mur »

Et là, il ne me fait classique test de vision. Sérieusement un œil caché avec le masque, bah ça fait du brouillard et le tableau tu ne le vois pas. D’autant qu’il est à hauteur de bipède et pas à la hauteur d’un crétin en fauteuil roulant avec un éclairage qui gène.

Avec l’œil gauche, c’est passable, avec l’œil droit c’est minable, il ajoute au contraintes le port de verres correcteurs (pas bien grave, je les mets au lever et les enlève en au coucher).

Voilà, c’est tout…

Il m’accorde le permis pour 3 ans.

La demande de paiement

Et là, il me réclame 36€ (oui 36€ pour ce qu’un opticien te fait gratos). Il y a deux ans cette visite médicale était gratuite pour les personnes handicapées à plus de 50%. Et j’ai oublié de vérifier de mon coté. Lui regarde le cerfa et me dit que c’était marqué sur les anciens, ceux avec la photo (faux c’est le cerfa d’il y deux ans et ce n’est pas mentionné dessus).

Du coup il insiste… Et ne prend pas la carte bancaire… Je n’ai pas mon chéquier Je dois donc aller au bureau de poste en face (miraculeusement encore ouvert à 18h45). Il garde en otage l’exemplaire du formulaire qui me revient.

Je paye et récupère mon exemplaire.

Je contacte la préfecture

Le lendenain matin, je cherche et trouve sur service-public.fr la confirmation de la gratuité de la visite médicale pour les personnes reconnues handicapée à plus de 50%.

Je trouve l’adèle du service permis de conduire et ai posé la question suivante : « Bonjour,

J’ai passé hier (jeudi 20 août 2020) une visite médicale afin de renouveler mon permis de conduire.

Bien que je sois handicapé à +de 50% (80%), le médecin m’a réclamé la somme de 36€.

La gratuité de cet examen pour les personnes handicapées à plus de 50% n’est-elle plus d’actualité ? Sinon comme faire pour obtenir le remboursement des sommes payées ?

Le formulaire cerfa ne fait aucune mention de cette disposition et c’est fort regrettable (si la mesure est toujours en vigueur).

Merci d’avance pour votre réponse, »

Et j’ai une réponse dans la journée : « Bonjour,

Je vous confirme que dans votre cas la visite médicale est bien gratuite.

Vous fournissez au médecin la copie de votre carte mobilité inclusion et la copie de votre pièce d’identité. ce dernier nous les transmet pour se faire rembourser.

Cordialement »

Conclusion hâtive avant d’autres rebondissements

Je vais attendre d’avoir mon nouveau permis en main et je vais demander au médecin, dans une lettre avec AR, le remboursement de la somme injustement réclamée, il aura copie des éléments nécessaire à son remboursement et un RIB.

Je n’exclus pas de porter plainte auprès du l’ordre des médecins du département.

Tout de suite, la suite

J’ai fait, postés, les lettres que je voulais au médecin que je dirais véreu, à Conseil de l’Ordre des Médecins du Département et à la Préfecture du même Département.

Lettre au médecin véreu

À tout seigneur tout honneur, commençons par le coquin. Le nom est masqué, le but est d’obtenir remboursement et de châtier le vilain, pas de l’écorcher vif sur internet.

 
Le jeudi 20 août dernier vous m'avez reçu, à 18h30, pour une visite médicale
relative au permis de conduire.

Vous m'avez reproché de ne pas être venu avec mes comptes-rendus d'opération.
Peut-être auriez vous pu le préciser lors de la prise de rendez-vous au
téléphone ?

Vous avez également pensé que j'aurais dû vous prévenir que j'étais en fauteuil
roulant. J'avais pourtant dis, lors de la prise de rendez-vous, que j'étais
amputé trans-fémoral droit. Imaginiez vous que j'avais venir sur les mains ?

Vous m'avez reçu le masque **SOUS LE NEZ**. Faute professionnel pour un médecin en
pleine pandémie de COVID-19.

Dans le cadre des visites médicales du permis de conduire, vous recevez surtout
des personnes handicapées. Certaines, la majorité même, souffrent d'un handicap
invisible. D'autres, comme moi, on besoin de lieux accessibles. Or votre cabinet 
ne l'est pas, pas du tout…

Après une auscultation plus que succincte, vous m'avez réclamé, au titre de
cette visite médicale, la somme de 36€, payable en chèque ou liquide, vous ne
disposez pas terminal de carte bancaire.

Je vous ai fais remarqué que les personnes invalide à 50% et plus n'avaient pas
à régler cette somme. Vous avez fait mine de regarder sur le formulaire cerfa
une mention de cette exonération et vous avez conclu que ce n'était pas indiqué,
alors que cela, selon vos dire, l'était sur la précédente version.

Vous saviez très bien que le CERFA ne mentionne pas cette exonération et
qu'elle n'a **JAMAIS** était mentionnée.

Vous saviez très bien que j'avais droit à cette exonération, mais voilà, il est
plus simple de prendre 36€ dans la poche d'une personne handicapée que de faire
les démarches de remboursement à la Préfecture.

Pas de bol, vous êtes tombé sur un chieur. Le handicap physique n'implique pas
le handicap mental.

Je vous demande de bien vouloir me faire un virement de 36€ en remboursement du
trop perçu.

Vous trouverez joint à cette lettre copie de ma carte d'invalidité, de ma pièce
d'identité, les échanges de courriels que j'ai eu avec le service des permis de
conduire de la Préfecture et un RIB.

Cela vous permettra de me rembourser et de vous faire rembourser par la
Préfecture selon la procédure que vous connaissez.

Sachez également que la Préfecture du Département, service des permis de
conduire, et le Conseil de l'Ordre des Médecins du Département seront avisés 
par courrier de ma démarche de remboursement et de l'étrange visite médicale à
laquelle j'ai eu droit.

Les instances de régulation

Comme je l’ai dis, j’ai également fait une missive au Conseil de l’Ordre des Médecins du Département.

Mesdames, Messieurs 

Je tiens par la présente porter à votre attention et me plaindre d'un de vos
confrères, qui exerce dans le Département.

Ce médecin est agrée par la Préfecture du Département pour faire
passer la visite médicale du permis de conduire simple. C'est-à-dire ne
nécessitant pas le passage devant une commission. Principalement donc des
personnes handicapées qui souhaitent recouvrer un minimum de liberté avec le
permis de conduire.

Dans le cas que je souhaite dénoncer, le **Docteur Malandrin** qui exerce
adresse du malandrin, la salle d'attente et
les toilettes sont inaccessibles en fauteuil roulant (je suis en fauteuil
roulant), le cabinet est vétuste avec tapis au sol, rideau épais en tissus
épais tirés, tout ce qu'il faut pour retenir poussières et germes.

Le médecin me reçoit, masque tiré sous le nez pendant tout le temps de la
consultation ce qui en pleine période de COVID-19 est… surprenant de la part d'un
professionnel de santé.

Après un examen rapide et succin ce dernier me réclame la somme de **36€**.

Or, cette visite médicale est gratuite pour les personnes handicapées à 50%
et plus. Je suis handicapé à 80% ce qui justifie la gratuité de l'examen.

Lorsque j'en ai parlé au praticien, ce dernier à fait mine de chercher
l'information sur le formulaire Cerfa, sachant pertinemment que l'information
ne s'y trouve pas, Elle ne figurait pas non plus sur les anciens formulaires
ce qu'a voulu me faire croire le médecin.

Le cabinet ne dispose pas de terminal carte bleue et je n'avais pas mon
carnet de chèques sur moi j'ai donc dû me rendre au bureau de poste le plus
proche pour faire un retrait en liquide afin de payer la consultation indue
et récupérer le formulaire signé.

J'entame à l'encontre de ce médecin une procédure de remboursement et une
dénonciation auprès des services concernés de la Préfecture du Département. 

En vous remerciant de m'avoir lu 

Les autorités

Puisque c’est la Préfecture du Département qui donne l’agrément aux médecins, il est normale que les fonctionnaires soient mis au courant de ce qui se passe dans l’obscurité des cabinets médicaux.

 
Le 21 août dernier j'ai passé une visite médicale pour le permis de conduire. Je
suis handicapé et ai besoin d'un véhicule adapté.

Je me suis rendu chez le Docteur Malandrin, adresse du malandrin, 
et je crois important de vous faire part des conditions étranges de 
cette visite médicale.

Sauf erreur de ma part les médecins de ville agrées par la Préfecture ne
reçoivent, dans ce cadre, que des personnes handicapées, que ce handicap soit
visible ou invisible.

Les cas de visite médicales suite un retrait de permis conduire dû à l'usage
d'alcool ou de produits stupéfiants se faisant en comission et en Préfecture.

Mon handicap est visible, je circule en fauteuil roulant.

Le cabinet de Dr Malandrin n'est pas du tout accessible aux personnes en fauteuil
roulant.

Si je portait mon masque sur la bouche et le nez, il n'en était pas de même pour
le praticien, qui préférait laisser son nez à l'air libre.

Malgré mon handicap à 80%, le médecin m'a demandé la somme de 36€. J'ai élevé
une protestation  mais celui-ci à conservé l'exemplaire du formulaire CERFA me 
revenant le temps que j'aille faire un retrait en liquide pour le régler.

J'ai entrepris auprès de ce médecin une demande de remboursement, joignant à la
lettre les informations et documents nécessaires. Je l'avertis aussi de ma
démarche auprès de vos services et du Conseil de l'Ordre des Médecins du
Département.

Je sais que, comme toutes les administrations, vous manquez de moyens humains et
logistiques, mais n'est-il pas possible de faire des contrôles chez les médecins
agrées pour vérifier _a_minima_ l'accessibilité de leur cabinet ? Cette visite
ne pourrait elle pas faire partie de l'agrément ?
À moins que cette ne puisse être confiée aux ergot thérapeutes des MDPH ?

En vous remerciant de m'avoir lu et espérant que vous puissiez faire « quelque
chose » pour clarifier les choses auprès des médecins agrées et de l'agrément,

Épilogue

Je ne sais pas ce mes démarches ont changés du côté de la Préfecture et du Conseil de l’Ordre des Médecins mais le courrier contenait une enveloppe avec 2 billets de 20 euros de la part du médecin véreux avec le petit mot non signé : L’examen “sccinct” est du au Covid

Je vais me fendre d’un courrier en retour avec un chèque de 4 euros pour éviter tout risque de malendentu.


  1. vous aurez le nom quand cette affaire sera terminée. [return]
  2. moralement ça aide, si si. Heureusement que j’avais des soutiens via internet. [return]
  3. on a pas fini avec cette histoire. [return]
  4. la Maison Départementale des Personnes Handicapés, je vous en reparlerais dans un projet billet [return]
  5. Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement. Parmi eux se trouvent les inspecteurs du permis de conduire. [return]
  6. la suite lui prouva que non. [return]
  7. Prestation de Compensation du Handicap. Une enveloppe utilisée pour me rembourser une planche de de bain, les leçons de conduite, l’aménagement du véhicule, une aide-ménagère si nécessaire, etc. [return]
  8. J’en rage, j’en désespoir, j’en vieillesse ennemie. [return]