Homépathie, déremboursement et « trou » de la sécu

Aujourd’hui, notre gouvernement, par le biais de ces parlementaires godillots a décidé que la fortune des Boiron était plus importante que les finances publiques, en particulier celles de la CPAM1.

Aujourd’hui, alors que l’académie de médecine avait fini par se rendre compte de la supercherie qu’est l’homéopathie, en demandant son déremboursement, l’Assemblée Nationnale a décidé que finalement les non-preuves scientifiques suffissaient amplement à assoir les bénéfices de Boiron.

La décision de dérembourser ou non l’homéopathie dépend d’une “balance” entre les considérations “scientifiques” et “économiques”, c’est-à-dire les conséquences sur l’emploi, a jugé la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye

Une fois de plus, le coup de l’emploi.

Il y a bien trop de fonctionnaires (120 000 postes à supprimer d’après le grand boss), mais les 2 361 emplois de Boiron sont sacrés. À qui veulent-ils faire croire cela ?

Avec le pognon de ce déremboursement, on aurait pu en soigner des éborgnés, des mutilés par une police qui ne bavent pas et qui ne commet aucune violence.

Un peu d’histoire

Je suis malade depuis toujours, un malade congénital comme iels disent. Du pognon de dingue j’en ai coûté et j’en coûterais encore : - deux opérations à cœur ouvert ; - deux transplantations cardiaque ; - une amputation ; - une première prothèse pas top ; - une deuxième prothèse en cours de fabrication…

Je ne compte pas les séjours en unités de soins intensifs, les médicaments, les personnels qui se sont occupés de moi.

J’aurais beau travailler jusqu’à la fin du monde (qui par bonheur ne saurai plus tarder maintenant), jamais mes cotisations ne seront à la hauteur des mes dépenses.

Ce sont les personnes les plus malades qui tiennent le plus à la sécu et qui font attention à leurs dépenses de santé. Par exemple en ne demandant au pharmacien que les médicaments dont iels ont besoin et non tous ceux de l’ordonnance.

Mais que penser du message de nos parlementaires qui vont continuer à puissez dans la caisse commune pour 2400 emplois ? Comment est-ce que je prend mon acte de solidarité et d’économie sinon comme une baffe dans la gueule.

Je suis actuellement en hôpital de semaine, dans un Institut d’Apparaillage et de Rééducation. C’est-à-dire que j’y passe 4 nuits et 5 jours par semaine et que le week-end je rentre chez moi2.

Je pourrais (et c’était mon prooojeeeet) passer en hôpital de jour, prendre MA voiture pour venir 3 fois par semaine pour la rééducation et la mise au point de ma nouvelle prothèse. Cela aurait fait faire quelques économies à la sécu.

Mais je n’en ferais rien, bien au contraire, désormais c’est la fête du slip. Je partirais en cure tous les ans au frais de la princesse, je prendrais TOUS les médicaments précrits TOUS les mois chez mon pharmacien, quite à gaspiller et finir par jetter. J’irai rendre une visite de courtoisie à mon généraliste tous les mois. J’irai enfin voir tous les spécialistes que je rechignais à consulter. À la moindre griffure d’un de mes chats je demanderais une sérologie complète.

Je m’en vais de le faire ruisseler le pognon magique, c’est moi qui t’le dis.

« Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dispèrse, j’ventile… »

résidence


  1. Caisse Primaire d’Assurance Maladie, encore appellée la Sécurité Sociale. [return]
  2. j’habite à 6km à vol d’oiseau et de ma chambre je vois ma commune de [return]