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Jacques Foucry

IT, râleur, faiseur de pain et d’autres choses

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J’ai fait de la gelée de coings

Où l’on va voir que le bon voisinage nourrit son homme



Mon voisin a deux magnifiques coignaciers dont les fruits tombent au sol et pourrissent. Cette année, je suis allé le voir pour lui demander l’autorisation de ramasser quelques coings pour en faire de la gelée. Il m’a donné sa bénédiction.

Je me suis donc retrouvé à la tête d’environ 3 kilogrammes de coings (je n’ai pas voulu tout ramasser, mais il en reste plein).

La récolte de coings

Ingrédients

  • Des coings ;
  • du sucre (bio c’est mieux)  ;
  • du sucre crystal (bio aussi si vous pouvez), pour la pâte de coings.

Vous aurez également besoin de :

  • une marmite pour faire cuire les coings ;
  • un bon couteau pour couper et épépiner les coings ;
  • un autre marmite pour stériliser les pots 
  • un tami ;
  • un presse-purée (ou équivalent) ;
  • un moule pour la pâte de coing.

    Nettpyage et découpe

Nettoyage et épépinage

On nettoie les coings pour leur enlever le duvet qui recouvre la peau. On les épépine1, on enlève la peau (oui cela même que nous avons nettoyé) et coupe en quartier, voire en huitième (plus les morceaux sont petits, plus il seront cuits et faciles à écraser).

J’ai préparé seulement cinq coings (et c’est déjà pas mal).

Les coings lavés, prêts à être épépinés



La cuisson

J’ai utilisé pour cuire mes coings ma vieille machine à pain. Si vous n’avez pas de machine à pain, une grosse marmite (en cuivre, il faut éviter l’aluminium). On ajoute presque autant de sucre que de coings. À titre d’exemple, j’avais 421 grammes de coings (épépinés et coupés), j’ai ajouté 400 grammes de sucre blond bio.

On ajoute le jus d’un citron (oui, bio bien sûr bio) et c’est tout. Je sais que cela paraît peu comme liquide, mais les coings font fournir ce qui manque.

On laisse le tout une bonne vingtaine de minutes sur le feu (feu moyen). Pour s’assurer que c’est prêt, on peut, comme avec les pommes de terre, planter un coup dans les coings, la texture doit être molle.

L’extraction

Une bonne partie du jus des coings se retrouve dans la marmite, mélangé avec le jus de citron et le sucre. Mais il reste une quantité non négligeable de jus dans les morceaux de coings. Nous allons donc les presser, les mouliner ou les centrifuger, pour faire sortir ce qui reste.

Ici, tous les ustensiles possibles et imaginables sont utilisables :le presse-purée, la mouli-julienne, la centifuguese (c’est ce que j’ai utilisé).

Ne jetez pas la pulpe, nous allons nous en servir pour faire un autre dessert.

Stérilisation des pots

Il est nécessaire de stériliser les pots qui font accueillir votre gelée. Plongé pendant au moins 5 minutes dans de l’eau en ébullition et déposé à l’envers sur un torchon propre. Pensez à stériliser les couvercles également.

Mise en pots

Alors que votre jus est encore chaud, on remplit les pots stérilisés, on ferme et on les dispose à l’envers (sur le bouchon donc) le temps de les laisser refroidir.

La gelée au repos

Goutage

J’ai goûté à ma gelée le lendemain matin, avec du pain grillé et du beurre (oui bien sûr salé). Exquis.

Un autre dessert

Avec la pulpe, que nous avons réservée, souvenez-vous, nous allons faire de la pâte de coings.

Réchauffage

On réchauffe la pulpe de nos coings en ajoutant du sucre vanillé (ou de la vanille en poudre). Lorsque le mélange commence à caraméliser, on le transfert dans le moule de votre choix (je n’ai pas trouvé de moule adéquat), et on laisse sécher au moins deux jours.

La pâte de coings au repos

Ensuite, on découpe de petits morceaux que l’on roule dans du sucre cristal.

Conclusion

C’est long à faire, peu “rentable” (avec les 400 grammes de coings, je n’ai fait que 1 pot et ½ de gelée), mais c’est bon.

Ma production
  1. le coing est un peu comme une poire, mais moins glissant dans les doigts, et beaucoup plus dur.